Et si Samhain était le moment idéal pour rendre hommage à nos Ancêtres ?!
Samhain (se prononce sow-in) est une très ancienne fête celtique qui marque la fin de l’année et le début de l’hiver, le moment où le voile entre le monde des vivants et des défunts est le plus fin. À notre époque il est de coutume de la célébrer dans la nuit du 31 octobre au 1ᵉʳ novembre, toutefois, les anciens Celtes observaient le cycle du Soleil et celui de la Lune, ainsi, pour eux, Samonios (le passage vers la saison sombre) commençait à la première pleine lune de la mi-automne, pour 3 nuits sacrées, offrant un espace de retrouvailles et de communication.
- Pleine Lune 2025 : 5 novembre ;
- Pleine Lune 2026 : 26 octobre :
- Pleine Lune 2027 : 14 novembre...
Dans le cycle des saisons, Samhain correspond à la mort de la nature visible : les feuilles tombent, la lumière décroît, la terre se referme. Mais cette mort n’est pas une fin — elle prépare la renaissance du printemps.
Samhain était aussi la fête des ancêtres. Les familles dressaient une table pour les morts, laissaient une place vide, ou allumaient une bougie à leur mémoire. C’est donc un moment privilégié pour honorer les morts, faire la paix avec les pertes, et transformer la douleur en mémoire apaisée.
Psychologiquement, Samhain invite au retrait, au bilan, au recueillement. L’énergie du monde extérieur ralentit, ce qui favorise le travail intérieur. De même, le travail du deuil permet de laisser mourir ce qui doit partir pour créer un espace pour le renouveau intérieur.
Il existe différentes formes de deuil :
- Le deuil réel : la perte physique d’une personne aimée, il peut concerner un parent, un ami, un conjoint, un enfant, un animal... ou même une figure symbolique (un mentor, un idéal…) sans oublier le deuil périnatal ;
- Le deuil symbolique : la fin d’une relation amoureuse ou d’une amitié, la perte d’un emploi, d’un foyer, d’un rêve, d’un statut, la fin d’une période de vie (jeunesse, enfants qui partent de la maison, carrière…), un déménagement, une migration, un changement identitaire profond ;
- Le deuil de soi-même : le deuil de l’enfant qu’on a été, le deuil de la personne qu’on aurait voulu devenir, le deuil d’une illusion de contrôle ou de perfection ;
- Le deuil collectif : une guerre, une pandémie, une catastrophe naturelle, la disparition d’un mode de vie, d’une culture, d’une croyance collective ;
- Le deuil spirituel ou existentiel : c’est la confrontation à une perte de sens, à un vide, à une “mort intérieure”, souvent, cela suit une crise de foi, un burn-out, ou une transformation profonde de la vision du monde ;
- Et enfin, le deuil transgénérationnel : un.e ancêtre mort.e jeune, dont on ne parle jamais, un deuil “interdit” (suicide, fausse couche, mort honteuse, exil, adoption cachée), une douleur refoulée ou niée dans la lignée...
Le deuil, quel qu’il soit, a une place centrale en psychogénéalogie, car il touche directement à la transmission inconsciente entre les générations : lorsqu’un deuil n’est pas fait, c’est-à-dire lorsqu’une perte n’a pas été reconnue, exprimée ou intégrée, l’énergie liée à cet événement reste “bloquée” dans l’arbre familial. Cela crée une rupture symbolique : le passé non digéré continue d’agir dans le présent à travers les descendants :
- Des dates anniversaires récurrentes : maladies, décès, accidents aux mêmes dates ou aux mêmes âges ;
- Enfants qui portent symboliquement la mémoire d’un.e mort.e : par leur prénom, date de naissance ou rôle dans la famille ;
- Des émotions inexpliquées : tristesse, culpabilité, peur, sans raison apparente ;
- Des destins inachevés : mariages qui échouent à la même période, carrières interrompues...
Samhain est donc le moment idéal pour soutenir un deuil et libérer les émotions, mais aussi pour honorer nos défunts et libérer les mémoires transgénérationnelles... mais comment faire ?
- Se réunir autour d’un moment convivial pour se remémorer les souvenirs et moments privilégiés avec l’être perdu, parler de nos défunts est essentiel et cela peut être l’occasion de lire un poème ou de dire une prière ;
- Écrire une lettre à une part de soi à laisser partir ou à un.e défunt.e, c’est une façon de renouer un dialogue interrompu, de mettre des mots là où la mort a mis le silence, et surtout, de transformer le lien avec la personne disparue pour faire perdurer le lien affectif ;
- Allumer une bougie pour créer symboliquement un pont entre les deux rives : celle des vivants, et celle des ancêtres et pour honorer la lumière de l’être cher, reconnaître qu’elle continue à exister autrement... même au cœur de la perte, c’est un acte d’amour et de transformation, une manière d’éclairer la nuit du deuil ;
- Créer un autel avec des photos, des objets, des fleurs, des bougies, etc, c’est une manière de donner une place visible à l’invisible, de rendre présent le lien qui demeure, quand on s’y recueille, on ne “fait pas revenir les morts”, on honore la filiation, on écoute la mémoire, on apaise le cœur, l’énergie de gratitude et de reconnaissance élève la relation ;
- Prendre le temps de se recueillir, le deuil n’est pas seulement une perte : c’est un processus de transformation intérieure, sans ces temps de pause, la peine peut rester bloquée, ainsi le recueillement permet à l’émotion de se métamorphoser en souvenir apaisé ;
- Utiliser un Oracle : les oracles ne donnent pas de réponses “magiques”, mais ils activent l’intuition et la voix intérieure, en observant les images et les mots, l’nconscient peut nous montrer ce dont nous avons besoin pour avancer dans notre deuil : un mot de pardon, un souvenir à honorer, une émotion à libérer...
Ces gestes permettent de transformer la douleur en conscience, et la mémoire en force de vie ♥
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